Agriculture urbaine
L’agriculture urbaine, une solution à la pénurie alimentaire ?

L’agriculture urbaine, une solution à la pénurie alimentaire ?

A l’heure où tout est en train de s’organiser après ce long confinement. De nombreuses personnes se posent des questions sur les pénuries alimentaires qui peuvent se dérouler durant une crise de grande ampleur. st-ce que l’agriculture urbaine pourrait aider à surmonter ce genre de crise ?

Faut-il craindre une pénurie alimentaire ?

Avant toute chose, il ne faut pas tomber dans la paranoïa et le pessimisme. Chaque état essaie de son mieux de prévoir ce genre de catastrophe et met en place des réseaux d’approvisionnement et des réserves stratégique. Cela permet de temporiser ce genre de problème. Et nous l’avons vu lors du confinement, même s’il n’était pas forcément aisé de trouver sa marque de produit fétiche. Les rayons des commerçants n’étaient pas vides.

Mais, dans notre société d’abondance, de nombreuses personnes ont été choquées et sont beaucoup plus sensibles au risque de pénurie alimentaire.

Un monde d’après plus autonome

Si l’on additionne ces nouvelles personnes sensibles à la pénuries alimentaire, aux anciens adeptes de l’autonomie alimentaire. On obtient une communauté assez importante qui recherche des solutions locales pour absorber les fluctuations d’approvisionnement des agglomérations. Toutes ces personnes sont de bonnes candidates à la pratique de l’agriculture urbaine. Bien sur dans la grande majorité des cas, ces personnes ne seront pas autonomes. Car pour cela il faut plusieurs centaines de mètres carrés de disponible. Mais, elles militeront peut-être pour l’autonomie alimentaire en produisant sur un bord de fenêtre le basilic et la ciboulette dont elles ont besoin et feront naître des envies d’autonomie dans leur entourage. Ou alors, elles pourront s’investir dans un projet associatif d’aménagement d’espaces urbains en jardin partagés.

Des projets d’agriculture urbaine, chacun à son niveau

Il est évident que l’agriculture urbaine ne va pas enrayer la pénurie alimentaire grâce quelques milliers de jardiniers urbains qui cultivent leurs aromates sur leur balcon. Mais, ces petits cultivateurs urbains y gagnent des bénéfices moraux en ayant une occupation durant les périodes où le temps ne passe pas, comme durant le dernier confinement. De plus, cela leur apporte un peu de baume au coeur de manger leurs quelques fraises ou d’utiliser le basilic de leur jardinière urbaine. Les projets de moyenne ampleurs, comme par exemple les jardins partagés. Eux permettent un gros complément alimentaire à leurs participant, ainsi qu’un lien social pour certaines personnes qui pourraient être isolées. Et pour finir les plus gros projets, permettent de créer de l’emploi localement, de permettre à la population proche de manger local et de ne pas avoir besoin de faire venir ces aliments d’exploitations plus éloignées. Dans les grandes agglomérations, plusieurs hectares pourraient être cultivés en agriculture urbaine sur les toits. Les friches pourraient être des pistes à suivre. Et pourquoi ne pas imaginer des jardins publics comestibles. Où l’on trouverait des haies en kiwi, des bosquets de framboises, et des arbres fruitiers en lieux et places des arbres purement décoratifs.

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